Les praxies sont des programmes moteurs qui nous permettent, après
apprentissage, d’enchaîner automatiquement nos gestes pour atteindre un
but, comme écrire, s’habiller, construire, manipuler des outils.
L’acquisition des praxies représente une économie d’énergie qui permet
de faire face à une autre tâche en même temps et donc, d’enchaîner et
d’accumuler les apprentissages.
La dyspraxie est une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l'absence de toute paralysie ou parésie des muscles impliqués dans le mouvement. Le sujet doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui est très coûteux en attention, et rend la coordination des mouvements complexes de la vie courante extrêmement difficile, pour un résultat médiocre maladroitement obtenu au détriment des autres éléments à traiter (écrire, écouter…). La dyspraxie représente donc une cause d’échec scolaire alors même que l’intelligence est normale voire supérieure, les capacités verbales et de raisonnement intactes.
Les enfants dyspraxiques souffrent également pour la plupart, de troubles de l’organisation du regard et de la structuration spatiale, qui sont à l’origine de difficultés en lecture courante, en numération, en arithmétique, en géométrie.
La dyspraxie est un handicap jusque là peu connu, qui concernerait pourtant 3 % à 6 % des enfants. Contrairement à ce que nous pouvons penser, 3/4 des enfants qui en sont atteints, ne sont pas diagnostiqués. Elle passe souvent inaperçue, car invisible, mise parfois sur le compte d'un retard intellectuel ou de la mauvaise volonté de l'enfant. Elle est responsable d’un échec scolaire grave qui peut cependant être évité si la prise en charge du handicap est précoce et adaptée.
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