Par Jean-Louis Schaff,
aska animait un atelier (qui a été reproduit à trois reprises) au cours duquel les deux intervenants, Anne-Marie Gros CTICE de l'Académie de Toulouse et Stéphane Leroy-Therville, chargé des TIC au Conseil régional Midi-Pyrénées ont esquissé ce que pourraient devenir les futurs partenariats entre Education nationale et collectivités territoriales.
Ces partenariats de deuxième génération (dont les ENT pourraient être le premier exemple) pourraient être des démarches :
- qui prennent en compte des besoins qui ne peuvent s'exprimer qu'au niveau de l'unité d'oeuvre établissement et qui par hypothèse sont différents (chaque équipe éducative est légitime pour dire ce qu'elle attend des technologies : amélioration des apprentissages, de la citoyenneté et de la démocratie interne, de la relation aux parents, à l'environnement, etc.) dans un cadre contractuel
- où l'on passe d'un couple partenarial (Etat-Région, Etat-Conseil général) à un groupe de partenaires : Etat + toutes les collectivités d'un territoire (y compris les grandes agglomérations, les Pays ?)
- où l'analyse stratégique et l'évaluation sont co-construites par les différentes maîtrises d'ouvrage pour permettre notamment une évaluation des politiques publiques ;
- intégratrices (vs des partenariats par objet : infrastructure, câblage, équipements, accompagnement, assistance utilisateurs, contenus et ressources, etc.) au moins au niveau stratégique (un comité de pilotage unique ?) ;
- intégrées portées par des structures opérationnelles communes (exemple du GIP en Région centre, des associations d'utilisateurs du réseau RENATER...) : établissements publics locaux de coopération éducative, syndicats mixtes, établissements de coopération inter-institutionnelle sur le modèle des EPIDIS (en matière d'incendie et de secours) ou des Agences de l'eau.
- formalisés et pluri-annuels ;
- transparentes pour l'opérateur final : l'établissement (guichet unique) ;
- qui s'appuient sur des partenariats internes plus mâtures (chaque partenaire "fait le ménage chez lui" et met en place une coordination interne de l'action de ses propres services) ;
- outillées en matière de conduite de projet : séparation claire des rôles de maîtrise d'ouvrage et de maîtrise d'oeuvre, mise en place de méthodologies de projet, d'assistances externes éventuelles ;
- qui changent d'échelle pour intégrer la dimension plus locale : des pays ?
Avec pour passer à ces partenariats de seconde génération :
- ce qui a été acquis : confiance, éléments de méthode, techniques contractuelles et budgétaires, etc. peut-il être transféré ?
- la qualité de la relation entre les couples initiaux est-elle une aide ou un frein dans la construction du partenariat étendu ?
- la mise en place de ces partenariats élargis est-elle une des conditions de la généralisation des nouveaux projets : des ENT par exemple, voire une condition de l'existence d'un marché ?
- quel accompagnement des équipes de direction des établissements, à la fois en charge du sens, de la dynamique des usages et de l'accompagnement au changement ?
Commentaires